PDF Michal Dacheux ñ Vertigo N° 41Ne pas mourir PDF Á Vertigo N° ñ

Ne pas mourir ou autrement ditne pas céder à la menace toujours présente d'extinction de soi Lié à l'enregistrement du temps et à la restitution de son empreinte le cinéma n'est t il pas voué à se saisir de cette exigence ? Si la uestion concerne chacun en tant u'elle est le point de butée de toute existence elle se pose aussi en termes éminemment politiuesuelle action uelle stratégie uel ressaisissement adopter pour sortir du sentiment d'impuissance du désarroi de la peur pour u'encore puissent s'ouvrir des brèches dans la réalité ? La formule ne concerne pas uniuement les personnages pris dans des situations de survie tels les amants des films de Jean Cocteau elle est aussi celle adressée aux vivantsne pas mourir est alors à envisager comme l'expression d'une lutte d'une levée d'une résistance Une résistance ui se manifeste autant dans la vitalité romanesue du cinéma de François Truffaut ue dans les malices de Charlot ; autant dans la lutte acharnée de Frankenstein pour ramener les morts à la vie u'à travers les déambulations enjouées et inuiètes de Nanni Moretti dans Journal intime Ce n'est pas tant u'il ne faut pas mourir c'est u'il faut ne pas mourir Le cinéma de Béla Tarr constitue un autre exemple de cette résistance L'art avec leuel il renouvelle le temps scellé tarkovskien dont on croyait l'alchimie perdue vaut comme un défi lancé à la domination croissante de l'éternel présent L'iconographie mélancoliue et l'autarcie formelle de son cinéma s'imposent comme une résistance intempestive au temps ui passe elles viennent hanter notre époue révéler son inconsistance et sa désagrégation La rétrospective intégrale ue le Centre Pompidou consacre au cinéaste hongrois du 3 décembre au 2 janvier 2011 dans le cadre du Festival d'Automne à Paris est l'occasion pour Vertigo de lui porter l'attention u'il mériteNe pas mourir ou autrement ditne pas céder à la menace toujours présente d'extinction de soi Lié à l'enregistrement du temps et à la restitution de son empreinte le cinéma n'est t il pas voué à se saisir de cette exigence ? Si la uestion concerne chacun en tant u'elle est le point de butée de toute existence elle se pose aussi en termes éminemment politiuesuelle action uelle stratégie uel ressaisissement adopter pour sortir du sentiment d'impuissance du désarroi de la peur pour u'encore puissent s'ouvrir des brèches dans la réalité ? La formule ne concerne pas uniuement les personnages pris dans des situations de survie tels les amants des films de Jean Cocteau elle est aussi celle adressée aux vivantsne pas mourir est alors à envisager comme l'expression d'une lutte d'une levée d'une résistance Une résistance ui se manifeste autant dans la vitalité romanesue du cinéma de François Truffaut ue dans les malices de Charlot ; autant dans la lutte acharnée de Frankenstein pour ramener les morts à la vie u'à travers les déambulations enjouées et inuiètes de Nanni Moretti dans Journal intime Ce n'est pas tant u'il ne faut pas mourir c'est u'il faut ne pas mourir Le cinéma de Béla Tarr constitue un autre exemple de cette résistance L'art avec leuel il renouvelle le temps scellé tarkovskien dont on croyait l'alchimie perdue vaut comme un défi lancé à la domination croissante de l'éternel présent L'iconographie mélancoliue et l'autarcie formelle de son cinéma s'imposent comme une résistance intempestive au temps ui passe elles viennent hanter notre époue révéler son inconsistance et sa désagrégation La rétrospective intégrale ue le Centre Pompidou consacre au cinéaste hongrois du 3 décembre au 2 janvier 2011 dans le cadre du Festival d'Automne à Paris est l'occasion pour Vertigo de lui porter l'attention u'il mériteNe pas mourir ou autrement ditne pas céder à la menace toujours présente d'extinction de soi Lié à l'enregistrement du temps et à la restitution de son empreinte le cinéma n'est t il pas voué à se saisir de cette exigence ? Si la uestion concerne chacun en tant u'elle est le point de butée de toute existence elle se pose aussi en termes éminemment politiuesuelle action uelle stratégie uel ressaisissement adopter pour sortir du sentiment d'impuissance du désarroi de la peur pour u'encore puissent s'ouvrir des brèches dans la réalité ? La formule ne concerne pas uniuement les personnages pris dans des situations de survie tels les amants des films de Jean Cocteau elle est aussi celle adressée aux vivantsne pas mourir est alors à envisager comme l'expression d'une lutte d'une levée d'une résistance Une résistance ui se manifeste autant dans la vitalité romanesue du cinéma de François Truffaut ue dans les malices de Charlot ; autant dans la lutte acharnée de Frankenstein pour ramener les morts à la vie u'à travers les déambulations enjouées et inuiètes de Nanni Moretti dans Journal intime Ce n'est pas tant u'il ne faut pas mourir c'est u'il faut ne pas mourir Le cinéma de Béla Tarr constitue un autre exemple de cette résistance L'art avec leuel il renouvelle le temps scellé tarkovskien dont on croyait l'alchimie perdue vaut comme un défi lancé à la domination croissante de l'éternel présent L'iconographie mélancoliue et l'autarcie formelle de son cinéma s'imposent comme une résistance intempestive au temps ui passe elles viennent hanter notre époue révéler son inconsistance et sa désagrégation La rétrospective intégrale ue le Centre Pompidou consacre au cinéaste hongrois du 3 décembre au 2 janvier 2011 dans le cadre du Festival d'Automne à Paris est l'occasion pour Vertigo de lui porter l'attention u'il mérite